LES MALADIES

  

  • Les principales maladies et leurs traitements 
      
    Cette rubrique n'a pas pour but de traiter toutes les maladies des coqs et poules. Mais elle présente les principales affections dont peuvent être victimes, de nos jours, nos élevages.
    Sachez que l'hygiène, la propreté et certaines précautions (quarantaine des nouveaux animaux, interdiction de votre élevage aux personnes étrangères à celui-ci, lutte contre les rats et souris, etc.) éviteront bien des déboires.
    Autre conseil : ne traitez pas à l'aveuglette. En cas de doute, consultez un vétérinaire. Malheureusement, beaucoup de vétérinaires ne sont pas spécialisés dans les volailles ! Et ne s'intéressent donc pas à elles ; d'autant que le coût du traitement dépasse souvent la valeur économique d'une volaille.
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  • La coccidiose
     
    La coccidiose, maladie bien connue
    des éleveurs de poulets, est due à un protozoaire, un très petit parasite (coccidie). Elle affecte principalement les jeunes sujets.
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  • Il y a différentes coccidioses : coecale hémorragique, intestinale aiguë, duodénale, dues à plusieurs espèces de coccidies.
    La mauvaise hygiène, le surpeuplement, les conditions humides et chaudes favorisent le développement de ces parasites.
    Les symptômes sont divers : diarrhées avec parfois traînées sanguinolentes, tristesse, soif intense, plumes hérissées, face pâle. Dans les formes aiguës, la mort survient rapidement.
    La coccidiose est une maladie grave qu'il convient de traiter rapidement. Heureusement, les produits mis à notre disposition sont nombreux et assez efficaces.
    A noter que les volailles peuvent s'immuniser contre la coccidiose lorsqu'elles sont soumises à des contaminations faibles. Il y a une sorte de "compétition" entre la coccidiose et l'immunité : suivant les conditions d'élevage, c'est l'une ou l'autre qui l'emporte.
  • Les vers
    Les ascaris sont des vers blanchâtres, ronds, de 3 à 7 cm de longueur, d'un diamêtre de 1 à 2 mm, vivant dans l'intestin. Vu leur taille, ils sont facilement repérables à l'oeil nu lors d'une autopsie.
    Les capillaires, ainsi appelés car ils sont fins comme des cheveux, sont longs de 1 à 2 cm, et donc difficilement visibles à l'oeil nu. Ils vivent dans le jabot, l'oesophage et l'intestin.
    Les hétérakis sont des petits vers de 1 à 2,5 cm de long et assez épais (0,5 mm de diamètre), vivant dans les coecums.
    Les ténias sont des vers plats logés dans la paroi interne de l'intestin. Leur longueur est variable : de 3 mm à 10 cm. Ils sont souvent scindés en succession d'anneaux.
    Le traitement contre ces parasites se fait à l'aide de vermifuges polyvalents. Préférez les traitements individuels sous forme de pastilles (que l'on met dans le bec de l'oiseau) : vous êtes ainsi certain que toutes les volailles sont vermifugées. On conseille souvent 2 traitements par an : un avant l'hiver et un autre après.
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  • Les parasites externes
     
    Appelés vulgairement "poux", ces parasites sont une gêne pour les volailles. Inspectez régulièrement le plumage de vos oiseaux, surtout autour de l'anus : si vous voyez des "petites bêtes" ainsi que des nids, agissez ! Traitez à l'aide d'une poudre insecticide vétérinaire (c'est très efficace)
    Autres parasites courants : des acariens qui provoquent la gale des pattes. Vous constatez des croûtes blanches sur les pattes (tarses) de vos volailles. Agissez de suite à l'aide d'une lotion antigale que vous trouverez chez votre vétérinaire ou votre pharmacien.
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  • Le coryza
     
    Il se traduit par des éternuements, des écoulements. Les volailles secouent la tête pour essayer de se débarrasser de l'exsudat qui s'écoule des narines. L'inflammation s'étend aux paupières, les yeux sont gonflés et se ferment ; les malades ne s'alimentent plus et meurent si vous n'intervenez pas dès les premiers symptômes.
    Cette maladie se guérit à l'aide d'antibiotiques à donner dans l'eau, dans la nourriture ou en injection. La guérison de certains sujets est parfois spectaculaire et se produit en 48 heures, mais d'autres sujets peuvent être affectés par ce coryza pendant plus longtemps.
  • La maladie de Newcastle ou "pseudo-peste aviaire"
    C'est une maladie très redoutable et qui réapparaît régulièrement. Actuellement, il y a quelques foyers dans les pays frontaliers et même en France.
    Elle revêt plusieurs formes : suraiguë, aiguë ou subaiguë. Le résultat est souvent le même ; cependant dans la forme subaiguë, la mort est moins rapide. Tout le cheptel peut être détruit, et les survivants présentent souvent des séquelles. Les symptômes sont multiples : septicémie brutale, forte fièvre, perte d'appétit mais soif intense, plumes hérissées et dos rond, abattement, troubles respiratoires, troubles nerveux surtout dans la forme subaiguë.
    Il n'y a pas de traite- ment, mais il existe différents vaccins qui peuvent être administrés dans l'eau de boisson, par nébulisation (pour les bandes nombreuses), par instillation dans l'oeil ou les narines (surtout pour les tout jeunes). Les jeunes poussins peuvent être vaccinés dès la naissance ; des rappels réguliers sont nécessaires.
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  • La maladie de Marek
     
    Elle est également très redoutable. On en parle peu, mais elle est très présente dans nos petits élevages. Elle affecte surtout les jeunes sujets âgés de quelques semaines, mais pas uniquement. Due à un virus, elle ne peut se traiter et les sujets atteints sont condamnés. Le pourcentage de sujets atteints varie considrablement : de 15 à 100 %. 
    Il y a des vaccins, mais ceux-ci ne s'administrent qu'aux poussins sortant de l'éclosoir (voir photo ci-contre) ! En outre, ils ne sont pas toujours efficaces. Et il sont souvent vendus en 10 flacons de 1000 doses : l'industrie vétérinaire ne pense pas à nos élevages, mais plutôt aux élevages intensifs !
    La maladie de Marek revêt trois formes, souvent associées. La plus connue est la forme nerveuse ou paralysante qui affecte surtout les jeunes. L'oiseau se paralyse d'une patte, d'une aile, parfois des deux ; sa tête reste droite, bien qu'un torticolis soit aussi possible ; il essaye de continuer à s'alimenter, mais il finit par mourir dans un laps de temps plus ou moins important. La deuxième forme est moins connue, mais tout aussi meurtrière, c'est la forme digestive. Des tumeurs apparaissent à divers organes internes. La troisième forme est oculaire : surviennent une déformation de la pupille, une décoloration de l'oeil, puis la cécité.
    Toutefois, il apparaît que les poussins couvés et élevés par une poule sont vaccinés naturellement à son contact, la poule étant souvent porteuse du virus et immunisée contre celui-ci.
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  • Le picage
     
    Il ne constitue pas une maladie. C'est une manie qu'ont certaines volailles de s'arracher mutuellement les plumes. Il se produit surtout chez les jeunes, ou lors de la mue, lors de la pousse des plumes. Celles-ci sont alors gorgées de sang ; une volaille arrache une plume de sa voisine, le sang apparaît ; attirées par ce dernier, les autres volailles continuent et l'oiseau ainsi piqué peut mourir si vous ne faites rien. On connaît même de fréquents cas d'éviscération lorsque le cloaque est atteint : c'est alors plus que du picage, du cannibalisme.
    Quelles sont les causes du picage ? L'alimentation pas assez équilibrée manque de protéines ou de verdure, le surpeuplement, le désoeuvrement...
    Que faire en cas de picage ? Isoler le sujet piqué, traiter l'endroit atteint à l'aide d'un produit cicatrisant en spray à base d'aluminium.

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